J'ai choisi pour ce clip la chanson "Dessine-moi", qui est une déclaration d'amour à son mec qui est grapheur.
C'est une chanson au rythme assez lent, qui m'a toujours beaucoup plu et qui, par ses paroles, évoque un univers coloré et onirique.
C'est pourquoi un des lieux du tournage m'a sauté aux yeux : le village St Paul à Paris, où toute la nuit des lumières bleues, vertes ou oranges éclairent les couloirs.




Un vrai bonheur pour un clip ! Je veux également tourner sur un quai de gare et dans un terrain vague, tout ça de nuit.
Et la grande surprise que Djinn me fait, c'est d'accepter de cadrer avec sa caméra magique et son œil chercheur.


L'idée du clip est assez farfelue : Tina erre dans la nuit parisienne à la recherche de son homme, et traverse sur son chemin plusieurs groupes de gens dans des différentes énergies. Tout le clip est au ralenti.
Du coup, il faut rassembler pas mal de figurants : un groupe de dix fêtards, quatre adolescents, cinq couples qui s'engueulent et se tapent dessus et une danseuse !
Et bien ma foi, entre mes camarades du cours de théâtre, les petits colons de cet été, les collègues du BluePrint et les ami(e)s bienveillant(e)s, je les ai eu ces 25 figurants ! MERCI A VOUS !!
Le deuxième point délicat, c'est le ralenti. Pour que le playback soit calé, il faut que Tina la chante en accéléré sur le tournage, et j'avoue c'est pas évident pour la synchro !!
Mais elle s'en est bien sortie, et de fait l'œil est plus tolérant avec les dérapages d'une image ralentie, de laquelle se dégage presque naturellement une sorte de grâce.



Cette expérience m'a vraiment permis de libérer mon imagination, de ne pas la censurer et de lui faire confiance. Dans le sens où un clip peut se permettre d'être surtout visuel, alors que les films que j'écris habituellement ont pour base l'intrigue, les personnages et les dialogues.

Là où je me suis renforcée, j'ai aussi découvert une faiblesse : ma gestion du stress ! Car les mots pour diriger tout un groupe de figurants sont parfois dur à trouver et j'ai parfois eu peur d'échouer. La panique prend souvent une forme désagréable pour les collègues ! Sorry Djinn, et merci pour ton calme rassurant !

A ce jour, j'ai mis les drogues douces de côté et j'ai découvert une vraie drogue dure : le montage sur FinalCutPro !! (ô mère, je comprends à présent le kiff de s'enfermer dans le noir avec un écran !!)
D'ailleurs j'aimerais continuer à écrire mais là...J'AI BESOIN DE MA DOSE !!!

On se retrouve à la fin du montage avec une vidéo prête, si tout va bien, pour les 24 ans de Tina le 11 décembre ;-)

Myspace Tina Tictone