Sur le Titanic j’aurais été autant en panique que ceux qui se sont jetés à l’eau, mais je serais resté avec l’orchestre qui joue pendant que ça coule, juste histoire de déstresser un peu.

Alors on est à J-1, il est 23h, et le montage n’est toujours pas fini alors que le film doit être projeté le lendemain au cinéma l’Ecran de Saint Denis à 9h30 (AM). A ce moment précis, je n’en mène plus large, la panique n’est pas permise, aucun réconfort n’est accessible, la projection doit avoir lieu.





Je conclurai en disant que c’est l’ordinateur lui-même qui a été branché au projecteur du cinéma, et c’est le logiciel de montage qui a lu le film, pendant que le public était tranquillement assis et que moi je me dégustais copieusement les ongles, craignant un bug informatique qui aurait anéanti la première projection en cinéma de mon premier long métrage… Que voulez-vous, j’adore l’adrénaline, certains font du base jump, moi je fais des films.